Avant de valider un tarif santé, il y a trois questions à poser. La plupart restent sans réponse.
Un tarif qui tient en moyenne ne suffit pas. Si 30 scénarios sur 100 mènent au déficit, la prime est fragile. La moyenne rassure. La distribution révèle.
Chaque tarif santé collective valide une décision. Une décision qui engage l'assureur sur 12 mois, souvent davantage. Et pourtant, la plupart de ces décisions sont prises sans réponse à trois questions fondamentales.
Première question : quel est le taux de couverture de cette prime sous stress ?
Un tarif qui couvre en moyenne ne suffit pas. L'enjeu, c'est la distribution des scénarios. Si 30 cas sur 100 mènent au déficit, la prime est fragile, même si sa valeur centrale est positive. La moyenne rassure. La distribution, elle, révèle.
Deuxième question : quelle marge reste-t-il après concession commerciale ?
Le commercial cède 10 %. Le courtier demande encore 5 %. Personne ne chiffre l'impact de ces 15 % sur le risque de perte finale. Le tarif technique et le tarif commercial ne sont pas le même document, mais ils devraient se parler.
Troisième question : à partir de quel niveau de rabais le groupe devient-il structurellement déficitaire ?
C'est la question la plus utile. Et c'est systématiquement celle qu'on ne pose pas. Connaître son point de bascule, c'est négocier avec une limite, pas avec une intuition.
Si votre processus de tarification ne répond pas à ces trois questions, vous n'avez pas tarifé. Vous avez estimé.
Zana, Fondateur PrimeActuaire
Actuaire spécialisé en santé collective, zone CIMA.
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